Un week – end sur Hénin

24/05/2010 14:06 par dlr14ème_62

  • Un week – end sur Hénin

    Un week – end sur Hénin

    24/05/2010 14:06 par dlr14ème_62

Notre délégué de circonscription et des membres du comité local se seront rendus dans les manifestations qui ce seront déroulés à Hénin Beaumont. Ce fut tout d’abord l’exposition – vente de l’Association Amazone – cancer. Un de ses rares moments où l’on rencontre des êtres d’exception ce que nous fîmes avec Michèle Rueggens, Présidente de l’association. Elle nous a très vite convaincu de la noblesse de son combat. Nous en profitons ici pour lui transmettre nos encouragements  et  appelons toutes les personnes concernées par ces douloureuses maladies de l’intime, à se rapprocher de cette association pleine d’humanité. Nous avons ensuite procédé à une distribution de tract sur le marché aux puces organisé par les parents d’élèves de l’école J.J. Rousseau. Le public  a réservé un accueil plus que favorable à nos représentants  avec qui ils échangèrent fructueusement. Ce fut ensuite une sortie à la ducasse de la Pentecôte qui, malgré la présence d’un temps magnifiquement ensoleillé, ne vit pas la fréquentation escomptée. Enfin, nous terminâmes par un concours de belote organisé par l’Olympique héninois au stade R. Delabre.  Bravo à Mohamed Nacer pour la vitalité de son association.

 

Le comité local

Contrôle des budgets fédéralisme ou incompétence ?

23/05/2010 11:39 par dlr14ème_62

  • Contrôle des budgets fédéralisme ou incompétence ?

    Contrôle des budgets fédéralisme ou incompétence ?

    23/05/2010 11:39 par dlr14ème_62

L’économiste Gabriel Collétis s’est penché sur le projet de soumettre les budgets des états à la Commission de Bruxelles. Une incongruité… et une vraie atteinte à la démocratie et à la souveraineté.
La Commission européenne semble emportée par l’élan fédéraliste récent tirant avantage de la crise grecque et de ses conséquences ainsi que de la façon dont elle aura été « résolue » : mise en place d’un fonds européen de stabilisation, possibilité pour la Commission d’emprunter avec la garantie des États.
Emportée donc par cet élan irrésistible, la Commission veut faire passer l’Europe d’une situation où certains ont pu se lamenter du manque de coordination des politiques et de l’absence de gouvernance économique à une configuration nouvelle dont un élément essentiel serait l’extension de la mise sous tutelle de l’État grec à tous les États de l’Union européenne.
Il s’agit, rien de moins, de soumettre l’appréciation des déficits des États européens à la Commission avant que ceux-ci ne soient examinés…et votés par les Parlements nationaux
Nous pensons qu’un tel projet, qui suscite une certain embarras dans les capitales européennes tant la proposition est énorme, soulève trois types de problèmes : un problème de souveraineté, un problème de démocratie, un problème d’efficacité économique.
Un problème de souveraineté en ce que le contrôle des déficits passe donc des États et leur Parlement à la Commission. C’est donc Bruxelles qui va décider si les déficits sont acceptables ou non, avant que les Parlements nationaux ne s’expriment. Que resterait- il alors de la souveraineté des États, ceux-ci ayant déjà été dépossédés de leur monnaie ?
Un problème de démocratie, très lié au précédent. Les experts de Bruxelles, non élus, vont donc se substituer aux élus des peuples. Il s’agit là d’une nouvelle étape dans le processus consistant à retirer tout pouvoir au Politique pour le confier à ceux qui savent ce qui est bon pour le peuple…vielle antienne d’une pensée libérale qui s’est toujours méfiée de la démocratie, lui préférant l’expertise.
Un problème d’efficacité économique, enfin. La fameuse norme de Maastricht -des déficits autorisés s’ils ne dépassent pas 3% du Pib- ne brillait déjà pas par la qualité de son fondement économique. Mais ici, comment Bruxelles va t’il juger ou contrôler des déficits dont le sens peut varier considérablement d’un pays à un autre ? Un même déficit en valeur relative peut signifier des cadeaux fiscaux accordés à tel groupe social ou catégorie d’acteur (on pense notamment au bouclier fiscal et surtout aux allégements de la fiscalité des plus-values accordés aux entreprises), une faiblesse de la croissance (le déficit public grec va mécaniquement augmenter avec la récession provoquée par le plan d’austérité), ou encore (mais ceci est malheureusement bien plus rare) des investissements préparant l’avenir (éducation, formation, recherche, infrastructures). Les problèmes actuels des pays européens ne sont pas non plus les mêmes : problème de solvabilité pour certains, de liquidité pour les autres, de compétitivité pour d’autres encore.
Pour qui ne voit les problèmes que comme des clous, un marteau seul semble suffire. La Commission veut être celle qui manie le marteau avant les autres !
Source : Marianne2.fr

Nicolas Dupont-Aignan invité de RTL

22/05/2010 13:49 par dlr14ème_62

  • Nicolas Dupont-Aignan invité de RTL

    Nicolas Dupont-Aignan invité de RTL

    22/05/2010 13:49 par dlr14ème_62

Nicolas Dupont-Aignan sera l’invité de Jean-Michel Apathie sur RTL le lundi 24 mai

€uro : l’hypothèse du pire

21/05/2010 12:15 par dlr14ème_62

  • €uro : l’hypothèse du pire

    €uro : l’hypothèse du pire

    21/05/2010 12:15 par dlr14ème_62

€uro : l’hypothèse du pire

  • Crise et chuchotements – http://www.voltairenet.org/article165451.htmlpar Jean-Michel Vernochet – 18 mai 2010 – article au format PDF
  • La crise budgétaire grecque, devenue crise de l’euro, n’est pas la conséquence fatale d’une autorégulation des marchés, mais d’une attaque délibérée. Pour Jean-Michel Vernochet, elle participe d’une guerre économique conduite, depuis Washington et Londres, selon les mêmes principes que les guerres militaires actuelles : recours à la théorie des jeux et stratégie du chaos constructeur. L’enjeu final est de contraindre les Européens à s’intégrer dans un Bloc atlantique, c’est-à-dire dans un Empire où ils payeront automatiquement le déficit budgétaire anglo-saxon par le biais d’un euro dollarisé. Un premier pas a déjà été franchi avec l’accord conclu entre l’Union européenne et le FMI, accordant au Fonds une tutelle partielle sur la politique économique de l’Union.


    clip_image002

     

    clip_image003

    Le directeur du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, et la chancelière allemande, Angela Merkel. Interdite de retourner au Deutschemark, l’Allemagne a dû consentir à un emprunt européen auprès du FMI.

     

    L’attaque financière lancée contre la Grèce en raison de sa dette souveraine et de son insolvabilité potentielle, s’est vite révélée être en fait une offensive contre l’Euro et n’avoir qu’un rapport lointain avec les tares et déficits structuraux de l’économie hellénique elle-même. Des « vices » au demeurant largement partagés par la plupart des pays post industriels qui ont pris la très mauvaise habitude de vivre au-dessus de leurs moyens et à crédit ; d’où une inflation galopante de la dette, une « bulle » comme une autre vouée in fine à l’éclatement.

    clip_image005

    Or tout semble indiquer que derrière la brutalité de l’attaque et qu’au-delà d’une simple ruée au pillage des économies européennes, se profilent d’autres objectifs, d’ordre géopolitique notamment, et ceux-là mûrement réfléchis. Car, en aucun cas, les appétits, aussi aiguisés soient-ils, de prédateurs financiers anonymes ne peuvent expliquer l’intensité dans la durée d’une offensive qui, à court terme, menace de faire voler en éclat la zone euro, l’Union des vingt-sept, voire bien au-delà…
    La multiplication des crises ces deux dernières décennies aidant, une lecture rapide du déplacement des pions sur le Grand échiquier eurasiatique laisse à penser que l’Europe est actuellement le théâtre d’une bataille dans le cadre d’une guerre géoéconomique (guerre au sens propre et entier), une bataille qu’elle a d’ailleurs déjà potentiellement perdue.
    En effet, l’adoption d’un plan européen — sur les instances pressantes de la Maison-Blanche — pour le renflouement de la dette publique des Etats membres de l’Union ne constitue non seulement pas une panacée, un remède durable à la crise budgétaire structurelle qui affecte désormais « tous » les États occidentaux, mais va dans le sens désiré par le mentor états-unien d’une intégration rapide de l’Union européenne, préalable obligé à la constitution d’un bloc occidental soudé.
    Un plan européen qui répond à une crise de confiance, de solvabilité (largement artificielle au départ, mais devenue contagieuse et faisant boule de neige), par la recapitalisation des États comme s’il s’agissait d’une simple crise de liquidités. Un plan européen de 750 milliards d’euros supérieur au plan Paulson d’un montant de 700 milliards de dollars destiné, après la débâcle des établissements financiers américains de septembre 2008, à les renflouer sur fonds publics. Une solution dont on voit les effets à présent en ce que la recapitalisation du secteur privé financier a eu pour conséquence aberrante d’accroître lourdement la dette des États des deux côtés de l’Atlantique.
    Ainsi, la crise financière née aux États-unis, après avoir déclenché la récession c’est-à-dire désamorcé la pompe économique, a depuis, par voie de conséquence, tari les ressources fiscales des États rendant plus difficile encore le service d’une dette de plus en plus considérable. Or l’Union européenne vient d’ajouter de la dette à la dette avec ces quelque 750 milliards d’euros qui vont grever plus encore ses budgets nationaux (le taux moyen d’endettement de la zone euro étant actuellement de 78 %), ceci en vue d’hypothétiquement « rétablir la confiance des marchés »…
    Pour ce faire l’UE vient — volontairement — de se placer sous la coupe du Fonds monétaire international qui va lui consentir des prêts à hauteur de 250 milliards d’euros. FMI qui avait jusqu’à présent plutôt vocation à soutenir les économies chancelantes du Tiers-Monde à grands coups de matraque assénés au moyen de ses plans dits d’ajustement structurel. C’est donc une entité supranationale à vocation « mondialiste » qui va en quelque sorte chapeauter, voire superviser plus ou moins directement les structures de gouvernance économique dont l’UE va assurément se doter si la zone euro ne se disloque pas spontanément entre temps.
    Des structures intégratives réclamées à cor et à cri par Paul Volcker, directeur à la Maison-Blanche du Conseil pour la reprise économique (aux Etats-Unis), qui depuis Londres tance vertement les dirigeants européens exigeant la relance de l’euro dont Etats-uniens et Britanniques ont un besoin essentiel pour maintenir leur économie à flot.
    Notons au passage que c’est vraisemblablement la mort dans l’âme que la chancelière allemande s’est résignée à souscrire à ce plan pharamineux de soutien aux pays défaillants de la zone euro alors que son homologue français — d’après une rumeur persistante — la menaçait de revenir au Franc si elle n’obtempérait pas. Mais s’il est vrai que « la fourmi n’est pas prêteuse », le retour au Deutsch Mark équivaudrait à signer l’arrêt de mort de l’économie allemande dont la monnaie trop forte ne lui permettrait plus alors d’exporter sa production industrielle, fondement de son économie. Un levier de chantage suffisant pour obliger Berlin d’accepter volens nolens, contrainte et forcée, de passer sous les fourches caudines dressées par l’administration Obama.
    Oukases états-uniennes qui conduisent à un piège grand ouvert : les capitaux empruntés sur le marché ou prêtés par le FMI pour le sauvetage des « PIIGS »[1] menacés de cessation de paiement, doivent s’appuyer sur des structures garantissant la solvabilité à terme de l’euro ! Monnaie dont la solidité ne pourra être assurée que par ces institutions fédérales dont Jacques Attali se fait l’inlassable promoteur dans nos médias en réclamant « la création d’une Agence européenne du Trésor, immédiatement autorisée à emprunter au nom de l’Union, et d’un Fond budgétaire européen, immédiatement mandaté pour contrôler les dépenses budgétaires des pays dont la dette dépasse les 80 % du PIB ».
    Il s’agit en fin de compte, ni plus ni moins, d’imposer la mise sous tutelle économique des États sous couvert de sauver la zone euro condamnée — paraît-il — à une inéluctable faillite… puisque l’abandon de la monnaie unique est un tabou intransgressible auquel nul ne songe apparemment à toucher.
    Certains projets vont plus loin qui prévoient déjà que les budgets des Etats de la zone euro soient entièrement contrôlés et décidés par un triumvirat composé de la Commission de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et de l’Eurogroupe. À ce stade quid de la volonté populaire et du Parlement de Strasbourg ?
    Or nul ne se soucie de dénoncer le sophisme ou le paralogisme que constitue cette mise en équation de l’intégration économique et du retour à la confiance des marchés. D’abord pourquoi les marchés imposeraient-il leurs lois, eux et eux seuls ? En outre, ne serait-il pas temps de remettre en question le capitalisme actionnarial, anonyme et versatile, capable de ruiner les nations selon son bon plaisir ou ses calculs ?
    La gouvernance économique européenne n’est à ce titre pas plus la panacée que l’inondation de liquidités n’est la solution à la crise actuelle. Le surendettement induit par le « plan » est à n’en pas douter une fausse solution imposée de l’extérieur avec pour finalité de nous enchaîner toujours davantage, nous autres Européens, aux marchés des capitaux et à leur dictature indicible.
    L’idée de la gouvernance économique procède de la même démarche car elle est à proprement parler un non-sens en ce qu’elle ignore tous les différentiels sociétaux intervenant à tous les étages de la construction européenne : types ou modèles de croissance, régimes fiscaux et sociaux, et cætera. Une « idée » qui n’en est pas une, et parce qu’elle est de nature foncièrement idéologique… un projet derrière lequel se tiennent en embuscade nombre d’arrière-pensées tout à fait étrangères à la prospérité économique et au bien-être des peuples de l’Union.
    D’aucuns ont bien vu que la crise n’était que le moyen et le prétexte de précipiter l’instauration d’un système fédéral dur pour les Vingt-sept en dépit et au mépris des volontés populaires auxquelles le Traité de Lisbonne a été imposé de la plus sournoise façon. Une crise qui est et demeure — gardons ce fait capital présent à l’esprit — artificielle, fabriquée, en un mot le contraire d’une « fatalité » inhérente à ce qui serait une vie autonome et désincarnée des marchés dirigés par une « main invisible ». Un processus réputé « machinal » mais qui pour être anonyme n’est pourtant pas moins constitué de la chair et des os de ces grands manieurs d’argent et autres donneurs d’ordre qui font la pluie et le beau temps sur les Bourses.
    C’est pour cette raison que les Etats-Unis parlent un double langage par le truchement d’une double voix. Celle des « marchés » et celle de son président qui intervient pour tancer les Européens et les presser impérativement de stabiliser leur monnaie, autrement dit les politiques économiques européennes indissociables de la santé, bonne ou mauvaise, de leur monnaie. Cependant n’allez pas imaginer un seul instant que cela ressemble de près ou de loin à de l’ingérence dans les affaires de l’Europe continentale. Représentez-vous Mme Merkel et M. Sarkozy enjoignant la Maison-Blanche de faire le ménage à Manhattan ?
    L’autre voix appartient à ceux qui font la pluie et le beau temps sur les marchés… bref, les donneurs d’ordre anonymes, inidentifiables pour les gouvernements eux-mêmes comme l’a piteusement avoué le ministre français des Finances, Mme Lagarde. Ceux qui jouent au yoyo avec les Bourses comme le chat joue avec la souris, anticipant les baisses et les hausses qu’ils suscitent de toutes pièces.
    Ces oligarques se recrutent en premier lieu parmi les représentants de la haute finance, des complexes militaro-industriels, des méga groupes du pétrole et la chimie ou du génie génétique, mais également parmi les idéologues et théoriciens attachés à la légitimation du « système », les nouveaux clercs (prêtres) de la religion du profit comme nouveau monothéisme, celui du marché. Or ces gens-là ont un tout autre discours en acte.

     

    Pour Paul Volcker, directeur à la Maison-Blanche du Conseil pour la reprise économique, les Européens doivent accepter une gouvernance économique externe et placer l’euro à parité avec le dollar.  

    Car comment expliquer l’évidente contradiction existant entre les inquiétudes exprimées par le président Obama — légitimes au demeurant, car les É-U ont besoin d’un euro fort pénalisant les exportations européennes, mais avantageant de cette manière les industries américaines ; un bonus utile au regard de déficits abyssaux (1400 milliards de dollars) et surtout nécessaire pour soutenir l’effort des guerres en cours, Irak, Afghanistan et Pakistan — et la poursuite de la déstabilisation en profondeur des économies occidentales par des attaques réitérées des marchés contre l’euro ?

    clip_image006 Aussi voraces, inconséquents voire irrationnels soient-ils, les « opérateurs » sont conscients que la poursuite de l’offensive contre l’euro met en péril le système dans son ensemble et risque de précipiter l’économie mondiale dans une nouvelle phase de chaos. Alors pourquoi cette danse au bord de l’abîme ? Nul ne nous fera croire à cette billevesée selon laquelle les marchés vivent de leur vie propre, qu’ils sont incontrôlables et que tout cela ne serait dû qu’à un emballement de la machine économique… Bref, que tout cela serait « la faute à personne » , mais la simple conséquence d’une impossibilité à gérer les acteurs et les dérapages irrationnels des marchés ?
    Alors disons-le tout net, le risque d’effondrement systémique est au cœur même de la partie qui se joue actuellement. Les grands joueurs, froids calculateurs, sont des adeptes manifestes de la « théorie des jeux » (de Neumann et Morgenstern), construction probabiliste à la base de ce qui fut la doctrine de la dissuasion nucléaire… Celui qui gagne est celui qui va le plus loin dans la surenchère létale. Un cas de figure qui correspond trait pour tait à ce que nous vivons actuellement : une déstabilisation croissante des économies européennes, avec des incidences non négligeables outre-Atlantique.
    Ajoutons que le chaos financier, monétaire et économique, des deux côtés de l’Atlantique est une indéniable aubaine, pour ceux, répétons-le, qui prospèrent dans le ressac des cours de Bourse, provoquant et anticipant les mouvements de panique et d’euphorie pour jouer indifféremment les courants ascendants et descendants sur des marchés rendus hystériquement erratiques.
    Au début du XXe siècle, l’économiste Werner Zombart théorisait pour sa part la « destruction créatrice » (reprise ensuite par Joseph Schumpeter). Depuis cette idée a fait son chemin via, entre autres, la théorie mathématique du Français René Thom (théorie dite des « catastrophes »). Revue et corrigée par Benoît Mandelbrot, celle-ci s’appliquera via la géométrie des fractales à la vie des marchés dès lors perçus comme relevant d’une théorie du chaos, décidément très à la mode.
    Entre-temps l’économiste Friedrich Von Hayek, l’un des théoriciens du néolibéralisme, prétendit hisser l’économie libérale au statut de science exacte. Ainsi, selon son hagiographe Guy Sorman « le libéralisme converge avec les théories physiques, chimiques et biologiques les plus récentes, en particulier la science du chaos formalisée par Ilya Prigogine. Dans l’économie de marché comme dans la Nature, l’ordre naît du chaos : l’agencement spontané de millions de décisions et d’informations conduit non au désordre, mais à un ordre supérieur »… On ne saurait mieux dire, car a priori nous détenons là la clef d’interprétation de la crise.
    À la fin des années 90, les néoconservateurs adeptes de Léo Strauss vont porter à son paroxysme logique le nouveau dogme du désordre supérieur en se faisant les chantres du chaos constreur comme légitimation a priori de toutes les guerres de conquête du XXIe siècle. De ce point de vue, chacun peut voir le chaos à l’œuvre dans le Greater Middle East comme il peut le voir à l’œuvre aujourd’hui en Europe.
    Gageons que le nouvel ordre régional que les grands agenceurs de chaos entendent faire sortir de la crise actuelle, sera une Europe unifiée, centralisée et fédérative, placée sous la coupe directe des États-unis par le truchement de la Réserve fédérale américaine dont la Banque centrale européenne ne sera plus qu’une succursale, et sous le regard vigilant du FMI, représentant ou émanation d’un pouvoir mondial émergent, aussi déterritorialisé que tentaculaire.
    On comprend assez vite que la déification du marché associée à l’idée d’un « chaos constructeur » lui-même complétée par un usage intensif de la théorie des jeux maniée par des adeptes de la démolition, constitue un mélange assez détonnant en passe de nous sauter au visage. Un constat s’impose ici : à savoir que le « chaos » (intentionnel) est à ce jour un mode de gouvernement, de transformation sociétale et de conquête sans coup férir. Une version dure du divide et impera (diviser pour régner) dussent les Nations périr et les peuples avec.
    Car le jeu en vaut la chandelle si à l’arrivée l’Europe se trouve mise à genoux. La Grèce — certes l’un des ventres mous de la zone euro mais pas tellement plus que l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal — a été jusqu’ici une sorte d’électron libre contrariant une pleine intégration des Balkans dans le maillage géostratégique états-unien.
    En guise de conclusion provisoire, si l’Union européenne, à l’occasion de la crise, avance à marche forcée vers une gouvernance économique fédérative, une étape sera franchie conduisant vers l’attribution d’un pouvoir quasi discrétionnaire à la Commission européenne pour l’essentiel composée de technocrates non élus et recrutés pour une allégeance atlantiste inoxydable. En clair, cela signifiera l’effacement des États-nations européens.
    De facto plus rien ne s’opposera plus à l’intégration de l’Europe au sein d’un Bloc transatlantique. À terme la fusion de l’euro et du dollar scellera la réunion de l’Ancien monde et Nouveau monde. Il ne s’agit évidemment pas de pures spéculations mais d’une simple projection des tendances architectoniques visiblement à l’œuvre dans le cadre un d’un processus de redistribution ou de recomposition géopolitique, de la carte mondiale. Autant dire que si la zone euro n’éclate pas, le sort des peuples européens semble définitivement scellé, c’est-à-dire enchaîné pour le meilleur et pour le pire à la « Destinée manifeste » des Etats-Unis. Cela indépendamment d’une réforme du système économique mondial. Les financiers y laisseront peut-être également des plumes si la Communauté internationale s’entend pour brider leurs appétits en réglementant les marchés, il n’en reste pas moins que les promoteurs du chaos constructeur auront partie gagnée en créant les conditions de nouveaux embrasements.
    Car le « pire », souvent évoqué en France par des hommes d’influence tels Bernard Kouchner et Jacques Attali, est ce qu’il y de moins improbable lorsque les gouvernements, le dos au mur, se voient réduits à la fuite en avant. Au Koweït en 1991, en Irak en 2003 parmi les buts de guerre à peine voilés se trouvaient en bonne place la relance du moteur économique par les chantiers prévus de reconstruction… Ceci pour ne pas mentionner d’autres intérêts plus évidents et plus immédiats tels les énergies fossiles, les ventes d’armes et tous les marchés qui en sont dérivés.
    Quels que soient les accords sur l’enrichissement d’uranium à usage médical passés entre la Turquie et l’Iran, quels que soient les contrariétés diplomatiques que ces rapprochements entre alliés et ennemis des États-unis procurent au Département d’État, il suffit de relire le fabuliste Jean de La Fontaine pour savoir que la rhétorique du loup l’emporte toujours sur celle de l’agneau ! Attendons-nous, dans le contexte actuel d’extrême fragilité de l’économie mondiale, à une sortie de crise par la douloureuse porte du chaos constructeur.
    Jean-Michel Vernochet

    Ancien journaliste au Figaro Magazine et professeur à l’École supérieure de journalisme (ESJ-Paris).
    Dernier ouvrage paru : Europe, chronique d’une mort annoncée (Éditions de l’Infini, 2009).

    http://www.gaullisme.fr/?p=7247

    Rencontre de foot au profit d'ELA

    20/05/2010 22:19 par dlr14ème_62

    • Rencontre de foot au profit d'ELA

      Rencontre de foot au profit d'ELA

      20/05/2010 22:19 par dlr14ème_62

    Ce jeudi 20 mai 2010, des représentants de DLR étaient au match opposant les joueurs du Stade Héninois et les anciens du RC Lens Cette rencontre avait eu lieu au Stade Birembaut. Ce duel, parrainé par Eric Sikora, s’est terminée par la victoire des vétérans lensois (3-0). Toutefois, nos héninois n’ont pas démérités loin de là. Le public a répondu présent pour cette manifestation dont la recette était destinée à ELA.  Hélas, nous déplorons l’absence des élus que cette cause n’a pas eu l’heure d’intéresser. Une réelle carence puisque l’organisateur de la soirée, persuadé de rencontrer en nous des magistrats de notre ville,  nous auras chargé de remercier la municipalité. Une méprise révélatrice s’il en est du manque de notoriété de nos élus.  La buvette fut également pour nous le cadre propice à des rencontres conviviales. Toutes nos félicitations aux organisateurs pour cette manifestation au service d’une noble cause.

     

     

    Le comité local héninois 

     

    « Il faut que cela soit possible »

    20/05/2010 16:25 par dlr14ème_62

    • « Il faut que cela soit possible »

      « Il faut que cela soit possible »

      20/05/2010 16:25 par dlr14ème_62

    J’ai assisté hier après-midi à l’audition de Madame LAGARDE, Ministre de l’Economie et des Finances, par les commissions des affaires étrangères et européennes réunies.
    Au-delà du discours officiel prononcé par la Ministre, avec, il faut le reconnaître, beaucoup d’intelligence, ses réponses aux questions et ses silences étaient fort révélateurs du gigantesque bluff que constitue le fameux plan de sauvetage de la zone euro.
    Quand je lui ai demandé comment les économies des pays du Sud et des pays du Nord pourraient converger, elle s’est limitée à une phrase qui résume le désarroi général des européistes « Il faut que cela soit possible ».
    Elle n’a pas voulu admettre bien sûr la divergence des économies européennes. D’un côté, l’Allemagne qui accumule des excédents commerciaux toujours plus élevés, de l’autre, les pays du Sud et la France qui s’enfoncent dans la déflation ou la stagnation.
    « Il faut que cela soit possible » a-t-elle répété à court d’arguments, en évoquant la « fameuse » coordination économique.
    Mais comment la mettre en œuvre quand la monnaie dope l’Allemagne et asphyxie les autres pays ? Madame la Ministre, bien évidemment, n’a pas voulu répondre !
    En vérité, elle ne pouvait pas répondre, car elle aurait été obligée de reconnaître que c’est impossible. Faute de vouloir organiser la retraite de l’euro, c’est-à-dire le retour dans le calme des monnaies nationales, Madame LAGARDE et tous les dirigeants européens préparent la déroute de l’Europe.
    NDA


    Encadrement constitutionnel du déficit budgétaire : une annonce délirante !

    20/05/2010 16:17 par dlr14ème_62

    • Encadrement constitutionnel du déficit budgétaire : une annonce délirante !

      Encadrement constitutionnel du déficit budgétaire : une annonce délirante !

      20/05/2010 16:17 par dlr14ème_62

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Encadrement constitutionnel du déficit : aberration et impuissance !

    L’inscription dans la Constitution d’une mesure d’encadrement du déficit budgétaire de la France est une annonce qui n’a ni queue ni tête et qui, si elle devait être mise en œuvre, relèverait d’une inadmissible dictature budgétaire.
    C’est tout d’abord une mesure démagogique et incantatoire, une sorte de « parole magique » aberrante et impuissante, qui prétend décréter le niveau des déficits comme on décréterait le niveau de la croissance !
    C’est aussi une mesure absurde, qui s’attaque à l’effet et non à la cause du mal : elle ne permettra en aucun cas d’assainir les finances publiques de la France, structurellement obérées par un euro trop cher qui tue la croissance. Au contraire, sa mise en œuvre, porteuse de sévères politiques déflationnistes, aggraverait fatalement les choses au lieu de les améliorer, comme le prouvent les précédents catastrophiques Laval en France (1932-1935) et Brüning-Von Papen en Allemagne (1930-1932).
    C’est enfin une mesure anticonstitutionnelle, limitant la souveraineté financière de la Nation et de ses représentants, et profondément attentatoire au droit du peuple français à décider de lui-même. Cette véritable dictature budgétaire, inspirée par une Union européenne qui échoue depuis 20 ans et une Allemagne qui prétend imposer ses vues à l’Europe à coup de mesures unilatérales, ne pourra que susciter la colère et la révolte de nos concitoyens.
    Après le coup de force de la ratification parlementaire du traité de Lisbonne, en violation du suffrage universel librement exprimé le 29 mai 2005, la France ne doit pas subir un nouveau hold-up antidémocratique avec une décision du Congrès.
    Seul le référendum a la légitimité requise pour se prononcer sur une décision de cette importance et je me battrai pour que ce droit fondamental et sacré du peuple français ne soit pas, une nouvelle fois, bafoué.
     
    Nicolas DUPONT-AIGNAN - Député de l’Essonne - Président du rassemblement gaulliste Debout la République

    Conseil Municipal (bis repetita)

    20/05/2010 07:40 par dlr14ème_62

    • Conseil Municipal (bis repetita)

      Conseil Municipal (bis repetita)

      20/05/2010 07:40 par dlr14ème_62

    Un conseil municipal se déroulera ce mardi 25 mai dans les salons d’honneur de l’Hôtel de ville à   18 h 00.

     

    Ordre du jour :

     

    -         Installation d’un nouveau conseiller

    -         Election du maire

    -         Désignations des adjoints

    -         Ordre du tableau

    -         Délégation générale du Maire

    -         Constitution des commissions

    -         Désignation des représentants à la CAHC

    -         Délibérations diverses

    C’est la reprise… pour quelques uns

    19/05/2010 16:36 par dlr14ème_62

    • C’est la reprise… pour quelques uns

      C’est la reprise… pour quelques uns

      19/05/2010 16:36 par dlr14ème_62

    Moins que jamais la situation économique de l’Europe semble durable. Les perspectives de croissance sont quasiment nulles alors que le chômage est déjà  à un niveau très élevé. Le niveau des dettes pose la question de la solvabilité des Etats. La situation semble intenable. Mais si elle tenait ?
    L’austérité pour l’Europe d’en bas
    Il y a quelques semaines, beaucoup doutaient de la capacité du peuple grec à supporter un plan d’austérité pour remettre ses finances publiques en ordre. Pourtant, le gouvernement socialiste n’a pas lésiné sur les moyens en annonçant des mesures qui pourraient réduire les déficits de 10 points du PIB en seulement 3 ans : suppression des 13ème et 14ème mois pour les fonctionnaires, deux hausses de la TVA, relèvement de l’âge de la retraite… Le cocktail imposé à la population est indigeste.
    Pourtant, malgré les protestations, le gouvernement garde une bonne côte de popularité. Le vent de l’austérité et des coupes sombres dans le budget ne semble pas menacer les équipes gouvernementales, y compris en Irlande ou en Lettonie. Depuis, l’Espagne, le Portugal, et, dans une moindre mesure, la France ont annoncé des mesures d’austérité pour remettre leurs finances en ordre. Voilà un climat économique peu propice à la croissance et donc à l’emploi.
    En clair, c’est la triple peine pour les citoyens lambda : plus de chômage, plus d’impôts et moins d’aides de l’Etat. Pas étonnant que les Français soient pessimistes sur leur avenir économique. Il n’y a aucun espoir de reprise économique significative dans les deux à trois ans à venir. On pourrait dire que l’ajustement budgétaire est nécessaire, mais ce serait ignorer qu’il y a des solutions alternatives pour le rendre moins douloureux, et surtout que l’impact de la crise n’est pas le même pour tous.
    Le champagne pour l’Europe du haut
    En effet, si la crise financière s’est rapidement transformée en crise pour tous, il y a peu de chances que les signes de reprise se transmettent à l’ensemble de la population. En effet, si l’économie productive ne semble pas encore avoir touché le fond, notamment en matière de chômage, il en est tout autrement dans l’univers merveilleux de la finance et des grandes entreprises, pour lesquels, malgré les soubresauts et les incertitudes, la reprise est déjà là...
    En effet, le monde financier a bénéficié de l’effondrement des marchés en 2008 puisque cela a permis des gains importants dans les bourses du monde entier en 2009, qui se sont transformés en de beaux et juteux bonus, à rebours du reste de l’économie. Il y a quelque chose d’extrêmement malsain à ce que de telles choses soient possibles malgré les innombrables discours des dirigeants de la planète sur la nécessaire moralisation du capitalisme, qui est au point mort.
    Mais ce n’est pas tout. Le Monde révèle que pour les entreprises du CAC 40, c’est déjà la reprise puisque leur chiffre d’affaire a progressé de plus de 5% au premier trimestre 2010. Les analystes anticipent déjà une progression des profits de l’ordre de 30% pour cette année. Bref, la crise, ce n’est plus pour les grandes entreprises, qui profitent notamment de l’expansion des pays émergents ! Nul doute que les rémunérations et les bonus des dirigeants suivront…
    C’est tout le danger de la période actuel : comme après l’éclatement de la bulle internet, le redressement des grandes entreprises et de la finance pourrait bien camoufler une situation économique globale beaucoup moins bonne, freinant tout changement du système.

    L’Académie des Inscriptions et Belles Lettres unanime pour le maintien du français dans l’enseignement supérieur et la recherche !

    19/05/2010 16:24 par dlr14ème_62

    • L’Académie des Inscriptions et Belles Lettres unanime pour le maintien du français dans l’enseignement supérieur et la recherche !

      L’Académie des Inscriptions et Belles Lettres unanime pour le maintien du français dans l’enseignement supérieur et la recherche !

      19/05/2010 16:24 par dlr14ème_62

    Constatant le recul du français dans les communications scientifiques émanant de chercheurs et universitaires francophones, l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres a adopté à l'unanimité une déclaration enjoignant ces derniers de mieux défendre notre langue, source d'une irremplaçable richesse sémantique.

     

    L’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres constate une tendance croissante à user exclusivement de la langue anglaise dans les congrès et colloques de certaines sciences humaines organisés en France.
    Ce comportement est illégal, il est regrettable au regard de la position traditionnelle de la langue française, et il donne un fâcheux exemple aux francophones du monde entier. D’autre part, il est défavorable au progrès de la recherche. En effet, la langue n’est pas neutre : elle convoie inévitablement des formes de pensée, surtout dans le domaine des sciences humaines, où la diversité est une richesse. L’usage exclusif d’une seule langue a pour effet un appauvrissement.
    Il importe naturellement que les chercheurs français et francophones participent pleinement à ce qui se fait à l’échelle mondiale. Mais cela n’implique pas qu’ils renoncent à leur langue, qui, au contraire, leur facilite la tâche et accroît leur productivité.
    Il n’est pas difficile de concilier le respect de la langue française et la nécessité de l’intercompréhension. L’Académie appelle à l’observance des règles suivantes, qui découlent de la législation en vigueur :
    - Le français figure parmi les langues admises dans le programme de chaque rencontre organisée sur le territoire français, et il existe une version ou un résumé en français de tous les documents produits à cette occasion.
    - Les participants français s’expriment oralement en français et, en cas de nécessité, distribuent ou affichent une traduction ou un résumé de leur communication en anglais ou autre langue.
    - Les participants non francophones, en cas de nécessité, s’expriment en une autre langue et distribuent ou affichent une traduction ou un résumé en français.
    Quant aux publications, l’Académie invite les chercheurs français à s’y exprimer en français, en accompagnant leurs textes, si nécessaire, d’une traduction ou d’un résumé en anglais ou autre langue.